ACTES #44 - DES BREBIS PARMI LES LOUPS

(Actes 24:1-27)

Par Ed Miller

Le texte qui suit est la transcription d'un message donné en anglais. La forme orale a été conservée, mais des titres de sections ont été ajoutés pour faciliter la lecture. (NdT)

Bonjour et bienvenue dans notre quarante-quatrième leçon sur ce merveilleux livre des Actes.



RÉSUMÉ

À la fin de notre précédente étude, j'étais en train de donner quatre principes qui caractérisent ce qu'est un vrai prisonnier du Seigneur Jésus, comme illustré par la captivité de Paul, en particulier à Césarée. J'ai mentionné deux de ces principes la dernière fois. Le premier est que le prisonnier du Seigneur est une personne réellement libre. Cela est illustré par l'étonnante liberté de Paul lorsqu'il était en prison. Comme je l'ai dit la dernière fois, les deux années qu'il a passées à Césarée, puis plus tard à Rome, ont été plus des vacances qu'une incarcération. Il était en pause. Connaissant Paul, il ne se serait probablement pas reposé si Dieu ne l'avait pas mis de côté. Il y avait un flux constant de visiteurs qui allaient et venaient. L'apôtre Paul avait le privilège d'enseigner à de grands groupes de personnes qui venaient chaque jour l'écouter. C'était comme s'il avait une école biblique aux frais de Rome. Le prisonnier de Christ est libre dans son coeur, dans sa tête et dans son esprit!

Il y a plusieurs centaines d'années, un poème a été écrit par une femme connue sous le nom de Madame Guyon. C'est un témoignage de ce que vit tout vrai prisonnier de Jésus.

Je suis un petit oiseau,
Enfermé loin des champs d'air;
Et dans ma cage je m'assois et je chante
A Celui qui m'y a placé;
Heureuse d'être une prisonnière
Parce que cela plaît à mon Dieu.

Je n'ai rien d'autre à faire;
Je chante toute la journée;
Et Celui à qui j'aime le plus plaire,
Écoute ma chanson:
Il a attrapé et il a attaché mon aile errante,
Mais malgré tout Il se penche pour m'entendre chanter.

Ma cage m'enferme autour de moi;
Au loin je ne peux pas voler;
Mais bien que mon aile soit fortement attachée,
Mon coeur est en liberté;
Mes murs de prison ne peuvent pas contrôler
Le vol, la liberté de l'âme

Le deuxième principe qui caractérise un vrai prisonnier du Christ est qu'il n'est pas uniquement libre, mais il dépend également de la souveraineté du Seigneur. Peu importe à quoi les circonstances ressemblent à ses yeux naturels ou peu importe ce qu'il peut ressentir... la réalité est que le Seigneur est présent! À la fin de notre précédente leçon, j'ai attiré l'attention sur le fait que le prisonnier du Christ fait confiance à Dieu pour faire ce qui est surnaturellement naturel, plutôt que de contourner les lois de la nature et de faire un miracle. Je veux dire par là qu'Il contrôle tous les détails et toutes les circonstances de la vie de la manière la plus naturelle qui soit. Il agit presque d'une manière secrète. On a souvent l'impression qu'Il est absent, qu'Il n'est pas là; on peut même avoir l'impression qu'Il a abandonné le prisonnier parce qu'Il n'interfère pas ou n'intervient pas - mais, en coulisses, Il est naturellement là, gérant toutes les puissances de Ses mains invisibles!



LE PRISONNIER DU SEIGNEUR JÉSUS EST CELUI QUI S'EST IDENTIFIÉ AVEC LUI EN DEHORS DU CAMP

Cela nous amène au troisième principe de ce que signifie être prisonnier du Seigneur Jésus-Christ. J'aimerais l'énoncer en tant que principe, puis je reviendrai dessus pour essayer de l'illustrer à partir du texte. Permettez-moi de donner quelques versets pour vous présenter le principe. Le premier est tiré de Matthieu 10. Jésus a envoyé les douze disciples après avoir donné aux hommes des instructions: prêcher l'Évangile, guérir les malades, ressusciter les morts, chasser les démons. Il leur a donné un avertissement sur ce à quoi il fallait s'attendre, en commençant par ces mots:

Matthieu 10:16 dit: « Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et inoffensifs comme les colombes. » En Luc 10 nous trouvons une affirmation similaire. Cette fois-ci Il n'envoie pas les douze mais les soixante-dix. Luc 10:3 dit: « Partez; voici, je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. »

Laissez-moi vous donner un autre verset du livre des Hébreux. L'auteur des Hébreux a présenté « le camp » comme étant le lieu de l'acceptation et de l'approbation humaine. Il souligne ensuite que le sacrifice animal doit être sacrifié « hors du camp. » Les Juifs ne désiraient pas polluer la ville sainte avec le sang et les carcasses des animaux morts. Ensuite, l'auteur nous emmène à la crucifixion de Jésus. Les Juifs ne voulaient pas crucifier Jésus à Jérusalem - ce qui, dans leur esprit, souillait la ville sainte. Ils sont donc allés « hors du camp, hors de la porte » et l'ont crucifié dans le lieu du rejet. L'expression « hors du camp » décrit le lieu du rejet. Le lieu de la désapprobation humaine!

Après avoir défini l'expression « hors du camp », l'écrivain aux Hébreux fait ce merveilleux commentaire. N'oubliez pas que c'est presque la fin du message du livre des Hébreux. Hébreux 13:13 dit: « Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre. » C'est là où le Seigneur est! C'est le lieu de l'union et de la communion. Alors sortons pour aller à Lui, hors du camp, en portant Son opprobre. Ces versets sont au coeur du troisième principe de ce que signifie être un prisonnier de Christ. Le prisonnier de Christ est l'Agneau qui est jeté en pâture aux loups. Il est hors du camp dans une place de rejet.

Nous ne devons jamais oublier que, bien qu'il soit un agneau au milieu des loups, bien qu'il soit en dehors du camp dans le lieu de rejet, le prisonnier du Seigneur est en même temps, avec Christ, en dehors du camp! En ce qui concerne le coeur et l'esprit du prisonnier et l'homme intérieur, il est en douce communion avec Jésus, mais en ce qui concerne son corps et son expérience humaine, il est comme un agneau au milieu d'une meute de loups qui le mettraient en pièces s'ils le pouvaient.

Permettez-moi d'énoncer le principe de la manière suivante, le prisonnier du Seigneur Jésus est celui qui est identifié avec Jésus en dehors du camp. Paul a écrit aux Philippiens depuis la prison pour leur dire qu'il connaissait le Christ « dans la communion de ses souffrances. » (cf. Philippiens 3:10)

Permettez-moi d'énoncer le principe en ces termes. Un prisonnier du Christ est quelqu'un qui accepte ce qu'on lui fait! Nous pensons généralement à un chrétien en termes de faire; nous disons qu'un chrétien est quelqu'un qui est prêt à faire! Il semble que les chrétiens soient toujours appelés à être volontaires. Nous entendons souvent les gens demander quelqu'un qui est prêt à faire (conduire, enseigner, chanter, cuisiner, visiter, installer des chaises, faire du baby-sitting, témoigner, mener un voyage missionnaire et ainsi de suite.) Même lorsque nous pensons à la vie spirituelle d'un chrétien, nous pensons en termes de faire (prêt à étudier, prier, jeûner, mémoriser les Écritures, se rendre à un endroit, exercer un ministère et ainsi de suite.) Ceux qui sont les prisonniers de Christ s'élèvent au plus haut niveau du christianisme; ils ont adopté le message complet qui est: « Christ en moi et moi en Christ. » Ils ont comme atteint une autre dimension de la vie.

Pour le prisonnier du Christ, la principale caractéristique de la vie de Christ manifestée en lui n'est pas accepter de faire quelque chose, mais accepter qu'on lui fasse quelque chose. La vie qui soutient le prisonnier du Christ est dans le coeur, elle n'est pas dans le monde.

Il y a une expression dans Hébreux 6:19 « ancré au-delà du voile » qui fait référence à la présence de Dieu. Nos corps sont « hors du camp », mais nos esprits sont « ancrés au-delà du voile » dans la présence de Dieu. Ce qui se passe avec la meute de loups à l'extérieur du camp n'aura pas beaucoup d'importance si je suis ancré dans le voile en toute sécurité. Le prisonnier du Christ jouit de la communion avec Jésus en dehors du camp. Il a découvert une communion avec Jésus dans la tempête qui se perd dans le calme. C'est le troisième principe concernant le prisonnier de Christ. Le prisonnier de Christ est libre. Le prisonnier de Christ met sa confiance en la souveraineté de Dieu. Le prisonnier de Christ s'identifie avec Jésus en dehors du camp.

Dans les chapitres 24-26, Paul a été prisonnier pendant 2 ans à Césarée. J'aimerais raconter l'histoire de ces deux années de Paul, et en même temps, vous présenter certains des loups qu'on y trouve, parce qu'ils n'ont pas changé !

J'aimerais que vous rencontriez les loups dans la tanière de Césarée : notez, s'il vous plaît, ces quatre noms.

Premièrement il y avait l'avocat Tertulle.

Actes 24:1 dit: « Cinq jours après, arriva le souverain sacrificateur Ananias, avec des anciens et un orateur nommé Tertulle. Ils portèrent plainte au gouverneur contre Paul. »

Deuxièmement il y avait le Gouverneur Romain Félix et son épouse Drusille.

Actes 23:24 dit: « Qu'il y ait aussi des montures pour Paul, afin qu'on le mène sain et sauf au gouverneur Félix. »

Ensuite il y avait le Gouverneur Romain Festus qui a remplacé Félix.

Actes 24:27 dit: « Deux ans s'écoulèrent ainsi, et Félix eut pour successeur Porcius Festus. »

Finalement il y avait le roi Agrippa II.

Actes 25:13 dit: « Quelques jours après, le roi Agrippa et Bérénice arrivèrent à Césarée, pour saluer Festus. »

C'était une meute de loups. Ils étaient les leaders. Il y avait encore beaucoup d'autres loups dans la meute comme le Sanhédrin dirigé par Ananias le grand prêtre et les soixante-dix membres, les Juifs d'Asie, les Juifs de Jérusalem, les scribes, les pharisiens et les Sadducéens. Ce sont tous des loups désireux de mettre l'Apôtre Paul en pièces.

Cela me rappelle le Seigneur Jésus qui est décrit dans le Psaume 22.

Psaume 22:12-13 dit: « De nombreux taureaux sont autour de moi, Des taureaux de Basan m'environnent. Ils ouvrent contre moi leur gueule, Semblables au lion qui déchire et rugit. »

Psaume 22:16 dit: « Car des chiens m'environnent, Une bande de scélérats rôdent autour de moi, Ils ont percé mes mains et mes pieds. »

Comme je l'ai dit, Actes 24 à 26 couvrent deux années de la vie de Paul à Césarée et présentent les quatre têtes de cette meute de loups que sont Tertulle, Festus, Félix et Agrippa II.

Je pense que vous savez qu'à cette époque Rome était la puissance mondiale. C'était la super puissance et il n'y en avait pas d'autre. Tout le monde était sous la puissance romaine.

Voici les trois niveaux de gouvernement qu'ils avaient. Premièrement il y avait bien entendu l'empereur. Il est tout en-haut. À cette époque il y avait la famille des César et ils étaient les plus hauts placés, vous ne pouviez pas les dépasser. Les plus connus sont Auguste, Tibère, Caligula, Titus et Néron. Sous les César il y avait les gouverneurs. Nous verrons deux d'entre eux qui sont Félix et Festus.

Sous les gouverneurs il y avait les rois. Vous vous attendriez peut-être à ce que les rois soient au-dessus des gouverneurs, mais ce n'était pas le cas à cette époque. Les rois régnaient sur de petites provinces. C'est comme cela que Rome s'arrangeait avec les familles royales. La famille royale la plus connue était celle d'Hérode. Leur règne a commencé en 37 avant Jésus-Christ. A la base, cette famille devait s'occuper des Juifs. Hérode le Grand est devenu le premier roi des Juifs. Ils ont régné à peu près 140 ans. Le Hérode que nous allons rencontrer dans les chapitres 25 et 26, est le dernier de la famille royale des Hérode.

Dans le Nouveau Testament nous trouvons quatre Hérode. Par conséquent lorsque vous lisez le nom de Hérode ne pensez pas qu'il s'agit chaque fois de la même personne. Nous trouvons Hérode le Grand que j'aime qualifier de Grand Monstre... C'était le premier Hérode. C'est lui qui a tué tous ces bébés lorsque le Seigneur Jésus est né.

Nous trouvons ensuite Hérode Antipas son fils. C'est lui qui est connu pour avoir fait couper la tête de Jean Baptiste. C'est également devant lui que Jésus est passé lors de son procès. Nous trouvons ensuite deux Hérode dans le livre des Actes. Il y a Hérode Agrippa I que nous avons rencontré dans le chapitre 12. C'est lui qui a fait couper la tête de Jacques. Et maintenant nous allons voir Hérode Agrippa II. C'est le loup qui est en lien avec Paul.

Comme les Hérode étaient d'origine Iduméenne ils étaient considérés comme étant des semi-Juifs. Ce terme vient d'Édom, d'Ésaü le frère de Jacob fils d'Isaac. La famille des Hérode était donc des descendants d'Ésaü. Même s'ils étaient considérés comme étant des Juifs, les Juifs eux ne les considéraient pas comme étant des Juifs à cause de leurs liens avec Rome. Les juifs haïssaient Rome et donc ils haïssaient également la famille des Hérode.

Concentrons-nous sur les Hérode des chapitres 12 et 25. Celui du chapitre 12 est Hérode Agrippa I; il avait quatre enfants qui sont Bérénice, Drusille, Mariamne et Agrippa II. Drusille était mariée avec Félix le gouverneur. Elle n'était pas sa première femme et lui n'était pas sa premier époux. En fait elle n'a jamais divorcé. Elle a simplement quitté son premier mari pour aller avec Félix. Ils avaient une relation adultère et Paul va mettre cela en avant directement devant Félix.

L'autre fille, Bérénice, a également vécu une vie de scandale. Voici ce que disent les historiens: « Bérénice a sa place parmi les femmes pécheresses du premier siècle. » Bérénice était terrible. C'était une belle femme, mais elle a eu tant de conquêtes! Un de ses époux a été l'empereur romain Vespasien. Son fils était Titus, c'est lui qui a détruit Jérusalem en l'an 70. Elle était également avec lui un certain temps. Mais il est également arrivé qu'elle vive avec Agrippa II son frère dans une relation incestueuse. En Actes 25 elle est avec lui. Vous pouvez donc voir de quelle manière ces personnes sont des loups. Ce sont des animaux et ils vivent comme des loups, comme des animaux.

Considérons ces personnes les unes après les autres pour en retirer des principes. Notre position est celle d'agneaux qui sont au milieu des loups. À quoi pouvons-nous nous attendre en tant que prisonniers de Christ, nous qui vivons en union avec Lui en dehors du camp? (cf. Hébreux 13:13) Nous pouvons nous attendre à ce qu'un Tertulle vienne dans notre vie. Nous pouvons nous attendre à un Félix ou deux avec son épouse Drusille. Nous pouvons nous attendre à un Festus. Nous pouvons nous attendre à une Bérénice en lien avec Agrippa II. Chacune de ces personnes représente des principes sur comment les loups traitent les agneaux. Alors considérons-les, les uns après les autres.



LES LOUPS VEULENT DÉNIGRER LE PRISONNIER DU SEIGNEUR

Commençons avec l'avocat Tertulle. Dans notre pays, les États-Unis, les avocats ont la réputation de demander des honoraires exorbitants, d'être corrompus lorsqu'ils triturent la vérité et d'avoir une facilité pour mentir. En tant qu'avocat, Tertulle ne fait pas exception. Ceci dit je ne dirai pas que cela est vrai de tous les avocats parce que je connais un merveilleux avocat chrétien, mais cela était vrai de Tertulle.

Tertulle plaide dans les versets 24:5-8, et il ne peut s'empêcher de mentir. Actes 24:5-8 dit: « Nous avons trouvé cet homme, qui est une peste, qui excite des divisions parmi tous les Juifs du monde, qui est chef de la secte des Nazaréens, et qui même a tenté de profaner le temple. Et nous l'avons arrêté. Nous avons voulu le juger selon notre loi; mais le tribun Lysias étant survenu, l'a arraché de nos mains avec une grande violence, en ordonnant à ses accusateurs de venir devant toi. Tu pourras toi-même, en l'interrogeant, apprendre de lui tout ce dont nous l'accusons. »

Vous vous rappelez de quelle façon Paul a été sauvé et emmené de nuit à Césarée par les soldats pour le protéger. Il avait déjà été durement frappé dans les rues de Jérusalem. Plusieurs personnes sont venues de Jérusalem et le souverain sacrificateur Ananias a emmené son avocat Tertulle avec lui. Paul est ici amené devant Félix. L'avocat commence par flatter Félix, parce qu'il n'essaie pas ici de gagner le procès mais de gagner le juge à sa cause. Ensuite il dit des mensonges à Félix.

Le premier mensonge est « Paul est une peste. » Le mot grec signifie en fait plaie. Tertulle dit que Paul est une plaie, que c'est quelqu'un qui trouble l'ordre public et la paix. Il dit que chaque fois que Paul apparaît quelque part il y a des problèmes. Cela n'était pas vrai.

Le deuxième mensonge est « Paul excite des divisions. » Devant Félix c'était la charge la plus importante parce que c'était une accusation de sédition. Tertulle dit que Paul pousse à l'insurrection. Il dit qu'il essaie de soulever les gens contre le gouvernement romain. Il dit qu'il essaie délibérément de créer des révoltes et qu'il encourage les Juifs à se rebeller contre l'autorité romaine. Mais cela n'était pas vrai.

Le troisième mensonge est « Paul est le chef de la secte des Nazaréens. » Dans une autre traduction c'est le mot hérésie qui est employé. Tertulle dit que Paul n'est pas un Juif mais que c'est un hérétique et un leader militant. Cela ressemble à ce qui se passe dans le monde religieux de nos jours. Tertulle dit que Paul est un terroriste. C'est la seule charge que Paul accepte plus ou moins parce que plus loin dans le texte il dit que ce n'est pas une secte mais c'est la voie. Il appelle sa relation avec Christ, la voie, et il dit qu'il s'agit de la voie que leurs pères ont suivis et que ce sont les Juifs qui ont dévié de la vérité.

Le quatrième mensonge est « Paul a tenté de profaner le temple. » Tertulle l'accuse de sacrilège. Nous voyons tour à tour une attaque personnelle, puis politique, puis religieuse.

Finalement le cinquième mensonge se trouvent aux versets 24:6-7 qui disent: « Et nous l'avons arrêté. Nous avons voulu le juger selon notre loi; mais le tribun Lysias étant survenu, l'a arraché de nos mains avec une grande violence. » Est-ce que vous vous souvenez du vrai récit? Nous le trouvons en Actes 21:30-31.

Paul était dans la rue en train d'être frappé à mort. Mais ici l'avocat vient et dit: « nous avons essayé de l'arrêter mais ce tribun est venu avec toute sa puissance et l'a pris de nos mains par la violence. » La réalité est que le tribun a sauvé la vie de Paul, ce sont les Juifs qui ont essayé de le tuer. Ils désiraient le mettre à mort. Nous voyons donc ici que Tertulle était un grand menteur et le gouverneur le savait également.

Actes 24:22 dit: « Félix, qui savait assez exactement ce qui concernait cette doctrine, les ajourna, en disant: Quand le tribun Lysias sera venu, j'examinerai votre affaire. » Félix savait que Paul était innocent et qu'il n'était coupable d'aucune des charges dont on l'accusait; mais pour calmer les Juifs il a dit que comme ils ont accusé le tribun romain ils devaient attendre sa venue. C'est comme cela qu'il s'en ait tiré et qu'il a pu renvoyer tout le monde. Tertulle représente donc le menteur.

Voici à quoi vous pouvez vous attendre en tant qu'agneau au milieu des loups. Vous pouvez vous attendre à ce que quelqu'un essaie de mentir au sujet de votre réputation. Vous pouvez vous attendre à ce que quelqu'un essaie de vous détruire.

Une des façons que Satan emploie pour attaquer le message est en attaquant votre réputation de messager. Il s'en prend constamment à celui qui s'est identifié avec Christ. S'il n'arrive pas à atténuer le message alors il s'en prend au messager. Nous pouvons voir cela toujours à nouveau. Est-ce que vous êtes un croyant en Christ? Alors attendez-vous à ce que vos propos soient dénaturés. Attendez-vous à ce que l'on mente à votre sujet. Attendez-vous à ce que les gens s'en prennent à votre réputation.

Dans notre prochaine leçon nous verrons jusqu'où un chrétien peut aller dans sa défense. Sommes-nous supposés nous élever contre ce genre de chose? Que se passe-t-il lorsque quelqu'un ment à notre sujet? Que sommes-nous supposés faire? Nous verrons de quelle façon cela se gère avec Félix, Festus et Agrippa, mais pour l'instant j'aimerais simplement que nous voyons comment Tertulle révèle son attitude envers Jésus, en révélant son attitude envers celui en qui Jésus vivait. Ce n'était pas simplement Paul qui était rejeté et au sujet de qui on a menti, mais il s'agissait de Christ.

En Matthieu 25 le Seigneur Jésus raconte cette merveilleuse parabole lorsque toutes les nations seront rassemblées devant Lui en tant que brebis et que boucs et qu'Il séparera les brebis d'avec les boucs. Lors du jugement il fait ce commentaire: « Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi. » Ceux qui sont à Sa droite répondront: « Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire?» Le Seigneur répondra: « toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites. » Puis il s'adresse à ceux qui sont à Sa gauche de la même façon et finit par leur dire: « toutes les fois que vous n'avez pas fait ces choses à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne les avez pas faites. »

Je comprends que les commentateurs soulignent qu'il y aura un jugement particulier sur les nations par rapport à notre attitude envers Israël. Ils disent que les frères se sont les nations d'Israël et que les nations qui sont contre Israël seront jugées. Mais je ne pense pas que c'est de cela dont Jésus parlait.

Je pense que le terme frère de Matthieu 25 peut être interprété de la même façon qu'en Matthieu 12. Nous y voyons les disciples venir vers Jésus et dire que Sa mère et Ses frères sont là-dehors et Jésus de répondre qui sont mes frères et mes soeurs? Est-ce que vous vous rappelez de la réponse qu'il a donnée? Il dit: « quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma soeur, et ma mère. »

Je désire vous rendre attentif à cela parce que Tertulle en a après Paul, mais en réalité sa position révèle son attitude envers Christ. Jésus a dit: « Ce que vous faites contre ceux qui font la volonté de mon Père, vous le faites envers moi. » Comme Christ était en Paul, lorsque lui était attaqué alors Tertulle était également en train d'attaquer le Seigneur Jésus Christ. Voici pour le premier point, si vous êtes un croyant alors quelqu'un va s'en prendre à votre réputation. Quelqu'un voudra vous dénigrer. Quelqu'un dira des mensonges à votre sujet. Quelqu'un déformera vos paroles. Si vous n'avez pas encore vécu cela maintenant alors approchez-vous de Jésus... vous allez le vivre. C'est garanti!



LES LOUPS VEULENT PROFITER DU PRISONNIER DU SEIGNEUR

Le second loup est Félix et son épouse Drusille. Je ne sais pas si vous avez déjà lu ce qui est rapporté de Félix dans les récits extra bibliques. Il était prêt à détruire toutes les personnes qui le menaçaient. Il était prêt à détruire sa famille. Il était cruel, mauvais, violent et sans scrupule. J'ai eu du mal à croire ce que j'ai lu à son sujet. Maintenant Paul est simplement jeté comme un agneau sans défense devant Félix.

Actes 24:24-25 dit: « Quelques jours après, Félix vint avec Drusille, sa femme, qui était Juive, et il fit appeler Paul. Il l'entendit sur la foi en Christ. Mais, comme Paul discourait sur la justice, sur la tempérance, et sur le jugement à venir, Félix, effrayé, dit: Pour le moment retire-toi; quand j'en trouverai l'occasion, je te rappellerai. »

Ne dirait-on pas que Félix est une personne en recherche du Seigneur? Il a fait chercher Paul pour l'entendre au sujet de sa foi en Christ. Avez-vous noté ce dont Paul a parlé? En Jean 16:8 Jésus dit aux disciples que lorsque le Saint-Esprit viendra dans votre coeur, à travers vous Il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement.

Vous voyez, nous ne parlons plus du péché. C'est devenu un mauvais mot, plus personne ne mentionne cela. Parce que de nos jours nous n'avons plus de péché, nous faisons des erreurs et nous avons des faiblesses, des complexes, des fautes et des tendances que nous avons hérités. Mais nous ne parlons pas de péché, parce que nous pensons que les gens ne sont pas des pécheurs mais qu'ils sont simplement immatures, qu'ils ont été abusés et qu'ils n'ont pas tous les privilèges.

Mais ce n'est pas ce que Paul pense. Il est devant ce gouverneur, cet homme mauvais et il lui parle au sujet de son adultère. Il lui parle au sujet du péché, de la justice et du jugement. Dans le verset 24:25 nous lisons que Félix tremble.

Je suis émerveillé par la fidélité de ce prisonnier, il ne s'est pas caché. Il parle du jugement à venir. Il passe devant son juge, le regarde dans les yeux et lui dit tout simplement la vérité au sujet du péché, de la justice et du jugement.

Puis Félix fait ce commentaire: « Pour le moment retire-toi; quand j'en trouverai l'occasion, je te rappellerai. » D'autres versions parlent d'un moment plus opportun. La conscience de Félix le reprend, il tremble, il a peur, il a été placé face à ses péchés, il est au courant de la résurrection de Christ, il sait qu'il y a un jugement à venir. Paul ne lui a rien caché, il lui a dit clairement les choses. Mais pourtant Félix le renvoie jusqu'à un moment plus opportun. La vérité est qu'il semble bien que le moment opportun ne vienne jamais...

La question que l'on peut se poser est: est-ce que Félix était en recherche? Actes 24:26 dit: « Il espérait en même temps que Paul lui donnerait de l'argent; aussi l'envoyait-il chercher assez fréquemment, pour s'entretenir avec lui. » Nous voyons là pour quelle raison Félix faisait venir Paul, c'était pour l'extorquer. C'est pour voir ce qu'il pouvait recevoir de Paul qu'il s'entretenait fréquemment avec lui.

Félix faisait semblant et Paul était fidèle pour témoigner. En Luc 13 Jésus partage une parabole sur un figuier. Comme il ne donnait pas de fruit, le propriétaire a dit au vigneron de le couper. Mais le vigneron répondit en Luc 13:8-9: « Seigneur, laisse-le encore cette année; je creuserai tout autour, et j'y mettrai du fumier. Peut-être à l'avenir donnera-t-il du fruit; sinon, tu le couperas. »

Félix a reçu du fertilisant pendant deux années de suite. Félix faisait venir Paul auprès de lui pour lui soutirer de l'argent. Il savait que des chrétiens venaient voir Paul et que ces gens rassemblaient de l'argent pour les donner aux pauvres; Félix savait qu'il y avait de l'argent à se faire et c'est pour cette raison qu'il disait à Paul: « Je suis intéressé par la foi. Je suis intéressé par Christ, dis-moi en davantage au sujet de Jésus. » La réalité est qu'il n'était qu'intéressé par l'argent. Paul a été un témoin fidèle envers Félix pendant deux années, puis ce dernier a été coupé... Plus tard Félix s'est pris la vie. Cela a été une très triste fin.

Le point important est le suivant. Vous êtes un agneau parmi les loups. Je peux donc vous promettre que vous allez rencontrer quelqu'un comme Tertulle qui mentira à votre sujet. Et je peux vous promettre que vous allez rencontrer quelqu'un comme Félix, qui reviendra tout le temps vers vous en prétendant qu'il est intéressé mais tout ce qu'il désire c'est vous prendre quelque chose. Il va prendre votre temps. Il va prendre votre argent. Il va prendre votre énergie. Il va vous saper. Et tout cela parce que vous êtes un agneau parmi les loups. Vous allez rencontrer Tertulle et Félix. Et nous verrons dans notre prochaine leçon que vous rencontrerez également Festus et Agrippa.

Nous verrons également comment nous devons gérer ces personnes lorsqu'elles se présentent à nous et quelle est l'attitude chrétienne que nous devons avoir, ce que cela signifie que d'être « prudents comme les serpents et inoffensifs comme les colombes. » (cf. Matthieu 10:16) Voilà les grands principes que nous verrons.

Prions: Père, merci pour Ta Parole. Nous savons Seigneur que nous ne faisons pas uniquement face à une meute de loups, mais il s'agit de la communion avec Christ, en dehors du camp. Seigneur aide-nous à ne jamais détourner nos yeux du Seigneur Jésus, sinon nous savons que nous échouerons. Enseigne-nous ce que cela signifie que d'être le prisonnier du Seigneur Jésus-Christ. Enseigne-nous comment être libre, comment nous reposer dans Ta souveraineté. Comment être en communion avec Christ en dehors du camp. Nous Te le demandons au nom de Jésus. Amen.

Actes 45